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Sous Hollande comme sous Sarkozy, c’est la lutte de notre classe qui détermine l’avenir de la société !

06/05/2012

C’est donc François Hollande qui remplacera Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Les prolétaires n’ont pas à cacher leur joie de voir évincée l’ancienne équipe au pouvoir. Pendant 5 ans, elle aura renforcé tout l’appareil législatif et répressif qui organise la paupérisation, l’exploitation et l’oppression sociale, en distillant sans complexe le poison de la division raciste dans la société.

Il ne s’agit pas pour autant d’une victoire pour nous. C’est la société bourgeoise elle-même qui a rejeté Sarkozy. Son style trop axé vers l’affrontement ouvert, comme les casseroles qu’il accumulait, discréditaient les institutions elles-mêmes. Le programme des capitalistes, nous appauvrir, reste le même. C’est Hollande qui le prendra désormais en charge, et son équipe appelle d’ores et déjà à la « responsabilité » et à la « réconciliation ».

Le gouvernement de gauche ne prendra aucune mesure réelle contre l’exploitation. Il ne reviendra pas sur les dispositifs essentiels, ni même sur leurs aspects les plus scandaleux, que le dernier gouvernement a mis en place contre nous.

Mais par la lutte, nous pourrons obtenir les abrogations de décrets et de loi, les régularisations, les augmentations de salaires, de pensions et d’allocations les plus élémentaires que nos intérêts commandent d’exiger. Il faut le faire immédiatement, sans attendre ni les législatives, ni même le 15 mai. Et il faudra aller plus loin, jusqu’à la conquête du pouvoir par les prolétaires organisés, pour sauver la société du désastre capitaliste, la réorganiser en fonction de nos besoins.

Tous et toutes dans la rue pour l’annulation des plans de licenciements prévus, le SMIC à 1700€ net immédiatement, la retraite à taux plein à 60 ans et à 55 ans pour les métiers pénibles, l’augmentation massive des allocations, pensions, indemnisations du chômage, le blocage et la baisse des prix des loyers, des denrées alimentaires, de l’eau et de l’électricité, pour la fermeture des centres de rétention et la régularisation des sans-papiers !

Tabarnak !

30/04/2012

affiche 1er maiMême si l’ethnocentrisme de nos médias peut le faire penser, l’austérité ne touche pas que l’Europe. Bien sur, en Grèce, en Espagne, en Angleterre, au Portugal et un peu partout sur le vieux continent, les mouvements sont d’une intensité que l’on ne connaissait plus depuis bien longtemps. Les oppositions aux rigueurs budgétaires que veulent nous imposer le patronat et les gouvernants y sont de plus en plus fortes, mais pour autant, ne regardons pas que notre nombril.

Depuis de nombreuses semaines, les étudiants québécois sont en lutte contre les coupes budgétaires dont ils sont les victimes. Première revendication : le gel de l’augmentation des frais de scolarité. Augmentation qui doit se multiplier par deux, pour faire passer à 4 000 $ le coût d’une année universitaire, excluant de fait les étudiants les plus précaires ne pouvant s’offrir des études à un prix si élevé. Même si ce point est celui mis en avant par nos médias, cela ne doit pas faire oublier que d’autres sont à l’ordre du jour : retrait des frais de santé, retrait de la hausse du prix de l’électricité, en somme, retrait des mesures d’austérité qui touchent, comme d’habitude les habitants, les travailleurs et non les réels responsables de la crise.

Pour se battre, une grève illimitée des étudiants est en cours depuis le mois de février. 180 000 personnes y prennent part. Plusieurs actions de blocage de l’économie ont été mis en place. Les manifestations se succèdent – il est d’ailleurs intéressant de voir que seule la violence de ces dernières permet de faire parler un peu du mouvement en France. Un appel à la convergence des luttes est lancé, avec pour point d’ancrage la manifestation du 1er mai. La grève générale est réclamée par les étudiants comme par toutes les personnes subissant au jour le jour les méfaits de la crise.

Aux États-Unis aussi, le 1er mai devrait avoir une couleur particulière. Le mouvement Occupy Wall Street veut renaître pour la journée internationale des travailleurs, pourtant non reconnue et non fériée aux USA. Un appel à la grève a été diffusée, des manifestations sont organisées, des échanges autour de débats, de conférences et d’ateliers vont fleurir un peu partout dans le pays. Des blocages économiques sont également prévus dans la nation de l’oncle Sam. Même les grands syndicats américains, pourtant réticents à se lancer lorsqu’ils ne contrôlent pas l’ensemble des manifestants, n’ont pas eu d’autres choix que de s’y associer, sans quoi ils risquaient de perdre la face.

Le patronat est international, il est indispensable de se battre avec la même force que lui, c’est pourquoi nous soutenons les grévistes québécois et ceux des USA et leur souhaitons de continuer la lutte et de vaincre. Seule la solidarité internationale peut permettre de faire avancer les travailleurs vers un monde de justice, de liberté et d’égalité.

Contre toutes les prisons!

27/04/2012

La criminalisation de la misère et de la révolte, surveiller et punir, ont toujours été les réponses des sociétés oppressives
à la question sociale.
Lorsqu’elles se révoltent, les classes travailleuses deviennent dangereuses et
finissent dans les prisons.
La massification et la modernisation de l’enfermement en France et l’emprisonnement politique poussé à son extrême
logique dans les années 80
en Iran sont deux réalités très différentes. Mais qu’il se justifie par l’idéologie républicaine
ou par la morale religieuse, le système carcéral
est toujours une arme des dominants contre les dominés. Comment imaginer et parvenir à une société sans prison, à l’abolition du système carcéral ? Table Rase vous invite donc à débattre avec Shiva, Mahbobi, ancienne détenue de la prison de Téhéran .
Condamnée à 3 ans de détention pour activité militante lorsqu’elle était étudiante, elle se bat depuis pour le droit des femmes,
l’abolition de la lapidation et de la peine de mort, et pour les droits des réfugiés. Elle est actuellement porte-parole de la campagne
pour la libération des prisonniers politiques en Iran.

Vendredi 4 mai à 18h30 à l’université Lyon 2 quais (salle indiquée à l’entrée) tram T1 rue de l’université tablerase.org asso.tablerase@gmail.com

1er tour des élections présidentielles : la situation politique souligne l’urgence d’un véritable parti de classe révolutionnaire !

24/04/2012

1er tour des élections présidentielles :

la situation politique souligne l’urgence d’un véritable parti de classe révolutionnaire !

Avec plus de 6 millions de voix, l’événement majeur du premier tour de la présidentielle est le score de l’extrême-droite. Il s’agit pour elle d’un record absolu, inégalé dans toute l’histoire électorale de la France depuis 1945. Il faut y ajouter les voix de Sarkozy, qui se situe sur un terrain similaire, et dont la politique a préparé le terrain à ce résultat. Pour l’expliquer, l’effet de l’accélération de la crise capitaliste, du désordre social et de la concurrence qu’elle produit au sein des classes exploitées est insuffisant.

La démocratie libérale, c’est à dire capitaliste, quelque soit les réformes parlementaires qu’on propose de lui appliquer, fait toujours le lit du fascisme. L’histoire passée le montre. Incapable de garantir le bien-être des travailleurs et travailleuses, elle canalise toute poussée pour le changement dans le cadre de ses institutions. C’est la fonction des partis de gauche actuels, et des directions syndicales. La poussée de l’extrême-droite est le résultat de décennies de politique de « dialogue social » avec le capitalisme de la part de la gauche qui, rangée autour du Parti Socialiste, a assumé la cogestion de l’offensive contre nos conditions de vie.

L’autre donnée majeure de l’élection est la poussée relative du Front de gauche. Elle reste nuancée, mais est destinée à progresser encore. Mélenchon n’a proposé qu’une autre distribution de la richesse, dans le cadre d’une république parlementaire. Il ne touche pas à la propriété capitaliste des grands moyens de production, ni au caractère bourgeois des institutions. Il ne prononce aucun mot contre l’impérialisme, mais sacralise la nation et ses symboles. Le soir du premier tour, il prédit que la victoire de son programme est inéluctable, et qu’elle passera par « la voie des urnes et de la démocratie ». Sous des allures radicales, cette voie de réforme du capitalisme ne prépare pas, mais s’oppose fondamentalement à la voie révolutionnaire. Elle désarme notre classe. Toute la combativité dépensée dans cette direction l’est en pure perte, et se retourne contre nos intérêts. Dans le passé, toutes les expériences politiques de ce type, généralement menée sous le prétexte de l’ « unité antifasciste », se sont soldées par le remplacement du gouvernement de gauche par un régime autoritaire de droite : Espagne 1936, régime de Vichy succédant au Front Populaire en France, Chili 1973, etc.

Quelque soit le prochain gouvernement, il prendra inévitablement les mesures d’austérité qui seront exigés de lui par la classe capitaliste. Des résistances éclateront. Qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, dans les ministères ou dans une posture de « soutien critique » ou d’ « opposition constructive », les dirigeants de gauche tenteront de canaliser ces mobilisations vers des revendications simplement économiques, ou vers des réformes politiques du régime bourgeois. Ils épuiseront l’énergie populaire pendant que toutes les nuances de l’extrême-droite se renforceront en se tenant prêtes, tôt ou tard, à former de véritables milices pour écraser les prolétaires conscients et militants que les appels au pacifisme légal et à la démocratie ne feront pas reculer. Seule la construction d’un parti révolutionnaire de classe peut déjouer ce scénario. Cela implique de redoubler d’efforts militants pour l’unité des révolutionnaires, pour créer partout des noyaux communistes dans les entreprises et les quartiers, les souder autour d’un plan de travail efficace qui  permettra de mobiliser notre classe pour le socialisme !

Les méthodes mafieuses des boss de Lycatel

18/04/2012

A Lyon, depuis 2 mois, les salariés de Lycamobile se mobilisent pour faire res­pec­ter leur convention collective, en réponse à leurs revendications ils reçoivent des lettres pour un entretien préalable à licenciement….

Intimidations, insultes, séquestration de 6 de ses salariés, achat de silence, surexploitation de personnes sans titre de séjour, chantage, menaces, harcèlement, rien n’est trop bon pour la mafia de la téléphonie « low coast ». Ce genre de pratique managériale a permis à la boite de se faire 796 millions d’euros de chiffre d’affaires dont beaucoup de liquide sur le terrain….

Une petite vingtaine de personnes sont venus les soutenir avec la CGT devant le 42 rue de l’université dans le 7ème arrondissement ce mardi 17 avril. « On a changé quatre fois de siège social » explique un des 6 salariés menacé de licenciement.

« On veut faire respecter notre convention collective, on a des droits » continue-il. Et c’est peu dire : pas de mutuelle, heures sup’ non payées, utilisation privée de véhicule sans contrepartie financière pour du « branding » (collage de pub sur les vitrines des commerces)…. « Les commerçants sont sensés être payés en échange de la pub pour Lyca, alors quand ils comprennent qu’ils n’en verront pas la couleur c’est sur nous qu’ils s’énervent ». Et quand des salariés brutalisés par des commerçants excédés en parlent au boss ils recueillent un éclat de rire méprisant et une porte fermée….

Mais aujourd’hui le rapport de force est inversé et le patron ne peut plus faire ce qu’il veut… Il ne va pas tarder  à comprendre que  sa “team” de vendeurs s’est transformée en militants organisés, déterminés à se battre jusqu’au bout….

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