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Nouveau site !

02/01/2013

Union pour le communisme vous souhaite une bonne année 2013 et vous informe de l’abandon de ce site pour son nouveau :

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L’amitié ? Entre quelle France et quelle Algérie ?

27/12/2012
des algériens exilés en France pendant la guerre d'Algérie (1954/1962)

des algériens exilés en France pendant la guerre d’Algérie (1954/1962)

200 représentants de la France officielle, emmenés par François Hollande, ont fait escale le 20 décembre 2012 pour trois jours dans les palais de la « République algérienne démocratique et populaire». Le président français  y a reconnu les méfaits du colonialisme  mais sans s’en excuser, de sorte à ne froisser ni les algériens, ni les nostalgiques de l’Algérie française, à ménager la chèvre et le choux avec l’esprit de « synthèse » qu’on lui connaît.

Les médias bourgeois ont relayé avec zèle ce numéro d’équilibriste devant le parlement algérien mais ont peu souligné que la vocation du voyage est avant tout économique.

Comme partout ailleurs, les parts de marché de la France baissent de manière continue en Algérie. Elles ont chuté de 10 % entre 2000 et 2010. Malgré cela, la France continue à se tailler la plus grande part des importations : environ une marchandise sur cinq qui entre sur le marché intérieur algérien est vendue par un capitaliste français. Le rapport de dépendance est d’autant plus éclatant que c’est surtout le marché agro-alimentaire qui est concerné, c’est à dire les produits de subsistance les plus essentiels à la population.

C’est ce marché en recul dont les géants du CAC 40 veulent négocier la relance avec la bourgeoisie algérienne, qui tente d’arracher ici ou là deux ou trois « transferts de technologie » … mais certainement pas dans les domaines où les besoins de la population pauvre sont urgents. Prétendant parler au nom des deux peuples et enterrer le passé avec des trémolos dans la voix, riches à milliards les uns et les autres, ils discutent de comment fabriquer des bagnoles Renault moins chères ou des tramways modernes et distinguées qu’ils font circuler à Paris ou à Alger, au beau milieu du chômage de masse.

Mais les prolétaires, en France comme en Algérie, n’ont rien à attendre de l’ « amitié » et des accords commerciaux de « leurs » dirigeants. Ils ont une autre histoire, bien distincte de celles de leurs exploiteurs, et une autre amitié à construire, contre eux. Ils n’ont rien à sauver dans le navire du capitalisme qui prend l’eau des deux côtés de la Méditerranée.

Des luttes dans le monde.

17/12/2012

Partout dans le monde les contestations s’organisent, se multiplient et se radicalisent. Petit tour d’horizon, non-exhaustif :

Photo by One by one

Photo by One by one

Au Mexique, le mouvement Yosoy132 s’organise contre le président-meurtrier Enrique Peña Nieto. Le 1er décembre, une manifestation contre l’investiture du président est réprimée de la manière la plus violente : 67 manifestants sont arrêtés et emprisonnés, d’autres violentés et la police tente d’assassiner un jeune (qui est encore aujourd’hui dans le coma). Il faut savoir que le président, fraîchement élu grâce aux mass-média, n’hésite pas à maintenir l’« ordre » de toutes les manières possibles. Déjà en 2006, alors qu’il était gouverneur, c’est en planifiant des viols massifs et organisés qu’il est venu à bout de la révolte des « machetes ». Cela n’a pas empêché François Hollande de féliciter Peña Nieto avant même que le résultat définitif de l’élection ne soit prononcé.

La Tunisie ne décolère pas. La grève générale du 13 décembre décrétée par l’UGTT était promise à un grand succès. Pourtant, de peur de perdre le peu de pouvoir que leur consent Ennahda , le syndicat l’annule la veille au soir . Mais les travailleurs savent que le syndicat n’en est pas à sa première traîtrise, déjà du temps de Ben Ali, il n’a jamais hésité à collaborer. Les prolétaires s’organisent donc par eux même et combattent avec la même rage le gouvernement actuel, qui comme l’ancien fait le jeu du patronat.

En Égypte les manifestations s’amplifient. Suite à la volonté du gouvernement de Morsi de s’octroyer les pleins pouvoirs, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour ne pas se faire confisquer leur révolte. Les partisans du président n’ont pas hésité à attaquer les manifestants, faisant plusieurs blessés, parfois graves. Pire encore, une militante communiste a été tué par les sbires du nouveau président, qui ne fait, comme Moubarak avant lui, que soutenir la bourgeoisie en place.

Cet été aussi les étudiants et lycéens au Chili, ont manifesté pour une réforme du système éducatif (aujourd’hui encore un des héritages de Pinochet). Ils exigent une éducation entièrement gratuite, publique et de qualité. Le 4 août 2012 plus de 800 manifestants ont été arrêtés et des interdictions pures et simples de manifester ont été promulguées.

Depuis plusieurs semaines, en Italie, les manifestations se multiplient contre l’austérité. Les étudiants et les travailleurs se battent contre les gouvernements qui veulent toujours leur imposer des coupures budgétaires.

En Espagne aussi les coupures budgétaires et l’austérité détruisent tous les acquis sociaux gagnés depuis la chute du franquisme. Des dizaines de milliers de manifestants sont dans les rues et les journées de grèves syndicales extrêmement suivies. A quand une grève générale illimitée ?

En Grèce, cela fait maintenant 4 ans que les travailleurs essaient de s’organiser contre leurs dirigeants. Les manifestations sont quasi-quotidiennes et le prolétariat commence à s’organiser en dehors du système marchand.

Enfin, les prolétaires portugais se sont plusieurs fois révoltés, là aussi contre l’austérité, allant jusqu’à appeler à occuper le parlement. Appel qui a été suivi par des milliers de personnes voulant reprendre leur vie à leur compte.

Les travailleurs du monde entier doivent tous être solidaires des luttes, quels que soient leur pays ! Comme l’écrivaient Marx et Engels dans le manifeste communiste : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »

Manifestons pour l’égalité !

14/12/2012

ImageDes manifestations sont prévues ce week-end dans différentes villes de France pour soutenir le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous et toutes, largement contesté par la droite, l’extrême-droite, les clergés et les franges les plus réactionnaires de la société.

 

Ce projet de loi est bien tardif, bien timide et bien isolé. Il ne fait qu’aménager les discriminations, plutôt que de les abolir. Le droit à la procréation médicalement assistée pour les couples lesbiens n’est pas acquis, Hollande renvoyant cette question au parlement – et donc à un « débat » qui est surtout l’occasion pour les idées homophobes de s’exprimer. Marisol Touraine confirme pour sa part que les personnes homosexuelles resteront exclues du don du sang sous le gouvernement de gauche, comme elles l’étaient sous le gouvernement de droite.

 

Par ailleurs, nous refusons la prétendue « liberté » d’expression et de manifestation des homophobes, de leur presse et de leurs organisations – « liberté » que le gouvernement et ses soutiens tolère et encourage par les « débats » qu’ils organisent, par leur indécision et leur opportunisme.

 

En dépit de ces limites, nous soutenons le mariage et l’adoption pour tous et toutes, qui est une avancée vers l’égalité des droits. Nous exigeons qu’y soient inclus la PMA pour les couples lesbiens, de même que la suppression de toutes les discriminations légales visant par ailleurs les homosexuel-le-s. Pour toutes ces raisons, soyons nombreux-ses à manifester !

Occupation des hauts fourneaux : solidarité avec les ouvrier-e-s de Florange !

08/12/2012

 En dépit de tous les efforts de Mittal et du gouvernement pour enfumer les salariés du site de Florange, ces derniers sont décidés à continuer la lutte, avec le soutien d’une partie grandissante de la population. Aujourd’hui, c’est d’autres usines du groupe qui entrent en lutte, bloquent la production en solidarité avec leurs camarades de Florange mais aussi contre l’annonce d’une « revalorisation de 0 % » proposée par la direction lors des négociations salariales.

Mais le fait le plus significatif est la décision d’occupation des hauts-fourneaux prise par les ouvrier-e-s de Florange, pour en empêcher coûte que coûte l’arrêt. Cette avancée dans la lutte signifie que les travailleurs/ses ont le courage d’empiéter contre le sacro-saint « droit de propriété » et la puissance de commandement des capitalistes et qu’ils affirment, de manière encore isolée et contingente, que les moyens de production doivent appartenir à la collectivité.

Nationalisation ou réquisition ? Les méthodes de classe employées ici le sont en appui de la perspective de nationalisation, avancée par certains élus, les syndicats ainsi que l’ « aile gauche » du PS. L’État devrait racheter l’usine, puis la revendre à un repreneur. Le chiffre de un milliard d’euros est avancé par le gouvernement, pour justifier sa réticence à faire ce pas. Si la nationalisation s’effectuait dans ces conditions, cela signifierait donner encore plus de pouvoir à Mittal, pour exploiter les autres ouvrier-e-s du groupe, en France comme partout ailleurs dans le monde. Elle serait d’autant plus scandaleuse que les installations lui avaient été concédé il y a quelques années par ce même État pour un euro symbolique, et qu’il a depuis lors été maintenu à flot d’argent public.

Si l’intérêt immédiat des ouvriers leur commande d’exiger une réquisition d’État de l’entreprise, il faut la réclamer sans indemnités ni rachat de sorte à ne pas accroître, mais à affaiblir la puissance de nuisance de Mittal. Il faut également le faire non pas au nom des « intérêts de la France », ou de l’idéologie de la « nationalisation » : les intérêts des travailleurs/ses sont partout les mêmes; et partout divergents de ceux de l’État bourgeois, fût-il propriétaire des usines !

Les problèmes sont partout les mêmes ! Le pas en avant courageux des ouvrier-e-s de Florange doit devenir un exemple pour tous les ouvriers, pour toutes les ouvrières de l’industrie. Pour empêcher la restructuration de l’économie capitaliste sur notre dos, il faudra s’emparer partout des instruments stratégiques de la production, car la plupart des grands groupes industriels sont concernés par des suppressions d’emploi, des fermetures d’usine.

Mais les ouvrier-e-s les plus conscients doivent réfléchir non seulement à demain, mais aussi à après-demain. Il n’y a pas de solution à la sauvegarde de nos conditions de vie, et encore moins au changement radical de société que la crise appelle, par l’action usine par usine – que nous occupions celle-ci ou celle-la, ou même toutes en même temps. Ce qu’il faut, c’est un courant radical au sein de notre classe, les prolos, pour mettre en avant la perspective du socialisme, d’une restructuration de l’outil productif mais dans le sens de nos intérêts à nous : une société sans exploitation, une société qui ne détruit plus l’environnement des hommes et des femmes, mais qui produit au contraire pour leurs besoins, pour une vie digne d’être vécue. Un courant qui dise, en somme : prendre les usines, oui, mais surtout : prendre le pouvoir !

Le « pacte pour la compétitivité » : des mesures anti-ouvrières qui ne permettront pas au capital de surmonter sa crise

06/12/2012

Le « pacte pour la compétitivité » de François Hollande et Jean-Marc Ayrault comporte de nombreuses mesures, toutes plus scandaleuses les unes que les autres, financées par la hausse de la TVA. Parmi elles, le dispositif phare est le « crédit impôt recherche », qui consiste à faire passer 20 milliards d’euros des poches de l’Etat à celles du patronat – dont on fait mine de supposer qu’il s’en servira pour investir, alors même que Mittal qui annonce la fermeture de Florange pourra de toute évidence bénéficier de millions d’euros.

Crédit photo : afp.com/Bertrand Langlois

Crédit photo : afp.com/Bertrand Langlois

Le fameux « pacte » est mis en place au nom de la « lutte pour l’emploi », emploi dont on nous dit qu’il est menacé par le « coût du travail » trop élevé, cause de la perte de parts de marché de la France à l’international et des « délocalisations ».

Pourtant, selon les premières estimations, les quatre entreprises qui vont bénéficier des sommes les plus importantes sont, dans l’ordre : GDF, EDF, Vinci et Carrefour. Les mensonges du gouvernement sont gros comme le nez au milieu de la figure car leurs activités en France ne sont absolument pas susceptibles d’être délocalisées.

Investir dans la recherche pour créer des emplois ?

Nous savons qu’aucun moyen de contrôle sérieux ne sera mis en place pour vérifier que les sommes donnés aux entreprises aillent effectivement dans la « recherche-développement », plutôt que dans les dividendes. Mais, même en admettant que l’argent aille effectivement à l’investissement technique – c’est à dire que des « contre-parties » soient imposées comme le réclament les dirigeants syndicalistes, les prolétaires devraient-ils s’en réjouir ?

En régime capitaliste, quel est l’objectif et le résultat des sauts techniques dans la production ? Tout ouvrier, toute ouvrière dans l’industrie ou les services le sait parfaitement, par l’observation : il s’agit de faire produire par un/e travailleur/se ce que deux travailleurs/ses produisait auparavant dans le même laps de temps. Dans cette hypothèse, il n’y a création d’emploi que si le marché où s’écoule les marchandises s’étend plus vite encore que le progrès technique, ce qui est exclu par la surproduction et toutes les prévisions économiques sérieuses.

En bref, que va faire Carrefour avec ses nouveaux euros tout frais ? Mettre en place des moyens de convoyer et de vendre les marchandises en évacuant le maximum de travail humain possible – comme avec les caisses automatiques. Il en ira de même partout ailleurs.

En résumé : le « pacte de compétitivité » va faire baisser les salaires réels par la hausse de la TVA, en renchérissant les biens de consommation courante. Il ne va pas empêcher les usines de fermer. Il ne va pas diminuer, mais au contraire augmenter le chômage – que les euros soient empochés comme dividendes, ou investis.

Pourquoi tant de haine ?

Il est entendu que les prétendus socialistes mènent une politique de classe, dirigée contre nous. Mais si ils mènent une politique qui est également désastreuse du point de vue du capital lui-même, c’est que ce dernier traverse un moment de crise qui interdit toute autre solution qu’une fuite en avant dans l’absurdité.

Dans la mesure où elle gère le capital en période de crise, la gauche ne peut pas ne pas mener la guerre au prolétariat, et la guerre économique contre les autres pays. Il n’y a pas de plan de gestion alternative, fût-il basé sur les « nationalisations » qui viendront tôt ou tard et seront tout aussi capitalistes que le reste. Le fait que les riches se gavent de dividendes comme des rats qui quittent le navire n’indique pas qu’ils soient plus avares et attirés par l’argent qu’auparavant. Cela montre que l’investissement capitaliste est de moins en moins rentable, du fait même de son degré invraisemblable d’accumulation.

Le problème du capital, c’est qu’il doit circuler : s’investir, se vendre comme marchandise, avec un certain équilibre et une certaine dynamique entre les secteurs de l’économie, sur le marché du travail, sans quoi il n’est plus du capital. De ce point de vue, tout fout le camp : et ce n’est pas ces 20 malheureux milliards d’euros qui vont y changer quoi que ce soit.

Ce n’est pas un souci pour nous, pour les prolos. Au contraire nous devons nous réjouir qu’aucune solution capitaliste crédible ne se dégage, tandis que le monde regorge de richesses gaspillées, d’aéroports inutiles, de routes qui ne mènent à rien, de ressources techniques orientées n’importe comment, pour faire n’importe quoi. Cette situation indique la possibilité et la nécessité d’un changement radical de l’organisation sociale. Il ne viendra pas automatiquement.

Les révoltes qui ne manqueront pas d’éclater devront se doter d’une perspective claire. Elle implique de rompre avec l’illusion d’une relance de l’économie capitaliste, qui ne pourrait avoir lieu qu’au prix de sacrifices énormes pour la population. Ce qu’il faut relancer, c’est la perspective de la société communiste.

Mariage pour tous/tes : communiqué FSE/UPC suite à la mobilisation du 17 novembre

17/11/2012

Entre 400 et 500 personnes ont affirmé aujourd’hui à Lyon une présence face à la manifestation de 20 000 opposant/e/s à l’égalité des droits. Malgré l’absence d’appel de la gauche officielle et des principales associations LGBT, elles ont eu raison de se révolter contre cette manifestation homophobe qui a mobilisé les franges les plus réactionnaires de la société, les différents clergés, ayant interrompus pour l’occasion leurs guerres de religion, et les groupuscules néo-fascistes.

D’ « honnêtes citoyens » – comme les présentent les médias bourgeois – défilaient aux cotés de groupes néo-nazis n’hésitant pas à faire des saluts hitlériens. Cela ne nous étonne guère, le thème même de la manifestation étant dans la lignée du fameux « travail famille patrie ».

Le gouvernement prétend défendre les droits des homosexuel/le/s. Pourtant, c’est les contre-manifestant/e/s qu’il a choisi de réprimer, embarquant 45 d’entre eux/elles dans des cars de police prévus à cet effet. Il fait preuve d’un zèle répressif bien moindre face aux manifestations racistes contre les immigrés ou les Rroms – lorsqu’il ne les suscite pas lui-même. En dépit de ses discours, l’État nous rappelle par ses actes que sous son masque « socialiste », il reste et restera irrémédiablement un État de capitalistes hétéro-sexistes.

Sa promesse d’une reconnaissance du mariage pour tous, qui doit inclure la PMA pour les couples lesbiens, est une avancée timide et isolée que seule la lutte permettra de consolider. Elle ne masque ni l’absence d’une politique d’ensemble pour l’égalité et contre le patriarcat, ni l’aggravation des haines homophobes, sexistes, racistes et réactionnaires.

Ces dernières prospèrent sur le terreau de la crise capitaliste que la politique du gouvernement ne fait qu’aggraver. Il fait partie du problème, pas de la solution.

Une vie digne et libre pour tous et toutes, y compris dans le choix de nos vies affectives, implique au contraire un changement révolutionnaire profond de la société, une véritable politique d’émancipation qui ne se satisfait pas de seules libertés formelles. Nous continuerons à participer dans les luttes à la défense de ces perspectives.

17/11/2012

Fédération Syndicale Étudiante (Lyon), Union Pour le Communisme.