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Négociations à l’UNEDIC : Renforcer les organisations de chômeurs

12/12/2010
paru dans Communisme-ouvrier, n°4

« La tendance est à une augmentation beaucoup moins significative du chômage qu’auparavant » déclare la présidente du conseil d’orientation pour l’emploi, Marie-Claire Carrère-Gée.

En même temps, les sorties des listes pour « défaut d’actualisation » de la situation mensuelle ont bondi de 17%, tandis que les radiations administratives ont augmenté de 5,5%, ce qui rend les données « un peu délicates à interpréter » aux yeux de la présidente du COE.

Pour nous, militants chômeurs et précaires, il n’est pourtant pas difficile d’interpréter ces chiffres : à l’heure de la crise mondiale nous sommes toujours plus nombreux à grossir les files d’attente de Pôle emploi. Les radiations auxquelles nous faisons face, si elles suppriment nos maigres revenus de subsistance, ne nous suppriment pas pour autant en tant qu’individus sans-emploi. Elles rendent seulement toujours plus inaccessibles les besoins de base que sont l’accès au logement, à l’alimentation, etc.

Négociations à l’UNEDIC

Nous sommes déterminés à suivre de près les négociations de la nouvelle convention UNEDIC. Elles s’ouvrent le 15 décembre 2010. Pas question de réduire ni le montant ni la durée de nos indemnités ! Au contraire, il est vital d’imposer l’arrêt immédiat des radiations et le maintien de nos allocations jusqu’au retour à l’emploi et nous exigeons qu’elles ne soient pas inférieures à 80% d’un SMIC qui doit être revalorisé à 1600 euros net par mois.

Honte à ceux qui, se prétendant « syndicalistes », s’aventureraient à signer une convention chômage de misère !

Nous ne sommes pas dupes : les capitalistes se servent de nous comme d’une grande armée de réserve, un stock pour faire baisser « le coût de la main d’oeuvre » des salariés. Nous ne sommes pas responsables de cette crise : nous refusons donc de la payer. De puissants mouvements de chômeurs ont prouvé par le passé qu’avec de l’organisation nous pouvions faire reculer gouvernement et patronat.

Pour ne pas être poussés à la misère, un tel mouvement, puissant et déterminé, est nécessaire. Notre rôle, comme révolutionnaires, est d’impulser et de renforcer cette tendance à l’organisation autour de revendications simples et essentielles, dans une période critique. Il faut renforcer les organisations de chômeurs. Mais si nous ne portons pas également un regard critique sur le système économique qui engendre toute cette misère et cette précarité, nous nous confronterons à une infinie série de combats défensifs.

Passer à l’offensive

Les luttes défensives que nous devons mener aujourd’hui doivent être des points d’appui pour passer à l’offensive. Accuser le capitalisme, s’organiser contre la classe bourgeoise et la renverser est primordial si nous voulons réellement vivre dignement. Les richesses existent, il faut les mettre en commun. Pour cela, il faut s’organiser au plan politique, renforcer les rangs des communistes révolutionnaires. C’est le message que nous portons aux prolétaires sans emplois.

Anaïs (Union Pour le Communisme)

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