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Leur guerre n’est pas la nôtre : troupes françaises, troupes internationales, hors de Côte d’Ivoire !

07/04/2011

Alors qu’il n’y avait pas grand monde, parmi le peuple de Côte d’Ivoire, n’était décidé à mourir pour changer un Gbagbo par un Ouattara, ou pour défendre le premier contre le second, plusieurs mois de pression internationale de l’impérialisme aura réussi à faire basculer le pays dans des tensions ethnistes meurtrières, préludes à une possible guerre civile. En la matière, pas plus que ceux de Gbagbo, les partisans de Ouattara n’ont les mains propres.

Les deux factions, et leurs soutiens internationaux, veulent entraîner les travailleurs, les masses populaires de Côte d’Ivoire, dans une guerre qui n’est pas la leur, et dont l’enjeu est de savoir qui servira d’intermédiaire aux suceurs de sang de l’impérialisme, de la Françafrique. Si Ouattara est l’homme du FMI, Gbagbo, qui veut mobiliser la population avec un langage national et anti-impérialiste, a aussi une longue histoire de collaboration rapprochée avec les réseaux de la grande bourgeoisie française, comme américaine – qui ne veulent visiblement plus lui donner les miettes qu’elles lui accordaient naguère.

La crise économique aggrave la concurrence internationale pour le contrôle des matières premières, et c’est cette concurrence qui est la vraie raison des interventions militaires sous couvert « humanitaire » ou de « fraude électorale ». Comme si l’État français s’était déjà ému des fraudes électorales ou simplement soucié des droits démocratiques, lorsqu’il s’agit des dictateurs qu’il a lui-même installé – tant qu’il arrive à les garder sous son contrôle ! Il suffit d’évoquer la situation de Blaise Compaore dans le Burkina Faso voisin pour se rendre compte de tout l’opportunisme des dirigeants français.

Dans la lutte cynique menée pour le contrôle des matières premières et des zones d’influence, les travailleurs et travailleuses de France n’ont pas à se sentir solidaires des trusts et grandes entreprises françaises, de l’Etat impérialiste français, qui sont les exploiteurs de l’Afrique mais aussi leurs propres patrons. Car il s’agit bien de ces intérêts-là qui se cachent toujours derrière les plans stratégiques des armées occidentales, y compris lorsqu’elles ont la sanction de l’O.N.U. et sont affublées d’un casque bleu.

Il faut espérer que les travailleurs de Côte d’Ivoire trouvent en eux la force d’imposer, par leur mobilisation, une solution qui préserve leur intégrité physique et la paix entre les Ivoiriens de toute confession et de toute origine

En France, nous pouvons les y aider en nous mobilisant pour le retrait immédiat des troupes françaises dont l’action en faveur d’un camp réactionnaire contre un autre contribue à jeter le pays dans la guerre civile.

07/04/2010

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