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Suite aux mobilisations en Espagne et ailleurs : le vent de la révolte doit traverser les frontières !

23/05/2011

Tract Union Pour le Communisme pour la contagion internationale des mouvements sociaux en Europe

Travailleur, travailleuse !

Tu dois subir quotidiennement l’exploitation. Autour de toi, tes collègues sombrent dans la déprime. Les brimades de la hiérarchie, les réductions de personnel et les licenciements, les objectifs impossibles à atteindre, la perte de sens de ton travail : ta vie au jour le jour devient une longue succession de frustrations, marquée par la concurrence de tous et toutes contre tous et toutes. Ton employeur viole cinq articles du code du travail par jour, mais tu ne peux rien dire car les syndicats dans ta boîte ont été affaibli, ou collaborent directement avec l’employeur.

Toi qui fais un métier pénible, tu vas devoir partir à la retraite des années plus tard que prévu, à cause des réformes imposées par les capitalistes et leur gouvernement de choc, pour une pension de retraite de misère. Tu ne vis plus, tu survis.

Chômeur/se, précaire !

Ton entreprise a fermé ses portes ou tu t’es retrouvé à la porte. La formation que tu as peiné à acquérir ne vaut plus rien pour les patrons, qui ont réorganisé la production. Tu fais la queue à Pôle Emploi, dans la peur d’une radiation, et bientôt tu seras au RSA. Le boîte d’intérim ne t’appelle plus, depuis que tu as refusé ce travail pourri qu’on t’a proposé.

Comment vas tu faire pour nourrir tes enfants ? Dans le journal, tu as vu que les Restos du Cœur n’ont jamais autant servi de repas. En bas de chez toi, celle-là ou celui-ci, que tu connais peut-être, dort dans la rue, alors que des logements sont vides !

Immigré/e, enfant d’immigrés !

Parce que tu es Noir ou Arabe, on te refuse des droits égaux, tu subis des discriminations quotidiennes non seulement pour accéder à l’emploi, au logement, mais aussi dans le regard des gens. On leur a expliqué que ta religion réelle ou supposée n’était pas compatible avec la « laïcité », l’ « identité nationale ». Tu es né ici, parfois tes parents aussi, et tu ne comprends pas ce qu’on te veut. Pour la « France d’en haut », tu resteras toujours un étranger alors que tes parents ont construit les routes, enrichis les capitalistes français. Tu veux seulement du pain, un logement, un travail décent, la liberté et le respect !

Toi, tu es sans-papiers. Tu as fui ton pays en proie au chômage, à la misère ou à la guerre. Tu as fui des persécutions ethniques ou politiques. Tu as atterri dans un pays qu’on te présentait comme la « patrie des droits de l’homme », alors que le gouvernement français soutient et soutenait tes despotes. Maintenant, tu dors dans des parcs publics, tu vis de bric et de broc, et on t’accuse de vouloir envahir l’Europe et de voler le pain de la bouche de ceux qui y résident.

Jeune !

Que tu sois issu de la classe ouvrière ou des classes moyennes, tu vis plus mal que tes parents. Tu vas de contrats précaires en contrats précaires car tu ne peux plus financer tes études.

Tu as entendu dire que l’emploi stable, c’est fini. Pour toi, la retraite, les congés payés, faire des enfants et te poser, c’est une douce utopie, le souvenir d’une époque révolue.

Piquets de grève à Kergaradec - Brest

Il est temps de réagir !

En France, les dirigeants des partis de gauche te disent qu’il faut attendre les élections de 2012. Ils étaient même prêts à t’appeler à voter pour un obsédé sexuel présumé qui a mis à genoux la Grèce. Les dirigeants des syndicats n’ont pas écouté leur base, et n’ont rien fait de substantiel pour empêcher de passer les « réformes » et les lois liberticides et antisociales de Sarkozy, en dépit des millions de manifestants contre la réforme des retraites il y a quelques mois.

Pourtant, tu as vu en Tunisie que des chômeurs oubliés au fin fond d’un pays quadrillé par une puissante police politique pouvaient déclencher des révolutions. En Libye, au Barhein, en Syrie, tu as vu les avions et les armes vendus par « ton » gouvernement servir à massacrer la population. Tu as vu en Espagne, en Angleterre, et même au Wisconsin, que la soif de liberté et d’égalité pouvait traverser la mer méditerranée, et même les océans.

Comptons sur nos propres forces, notre nombre, notre organisation !

La lutte du peuple et des travailleurs dans le monde arabe et au-delà a montré que nous pouvions nous organiser à la base, construire nos propres structures de lutte, et renforcer celles qui existent (associations, syndicats, collectifs de lutte) pour pousser en avant un front pour un vrai changement, à l’échelle de pays entiers. En France, il faut un front pour faire tomber cette République des riches, des impérialistes et des patrons.

Il est grand temps de construire ce front, de s’organiser. Il est grand temps aussi de renouer avec les luttes révolutionnaires du passé, avec Le Manifeste de Marx qui montrait que la société sera vouée à la misère et aux crises tant que subsistera l’exploitation et la division de la société en classes sociales.

Battons nous pour :
– La chute du gouvernement, sans attendre le carnaval électoral !
– L’abrogation des lois réactionnaires et liberticides !
– Un régime politique et social issu de la lutte du peuple et des travailleurs et travailleuses !
– Le droit au travail, à l’indemnisation du chômage, au logement, à la santé, à l’éducation, à des papiers pour tous et toutes !
– L’égalité entre les hommes et les femmes, les « nationaux » et les immigrés, contre les discriminations !
– Une France socialiste qui tend une main fraternelle aux opprimés du monde entier, plutôt que de piller les richesses, envoyer son armée et soutenir les régimes oppressifs !

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