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Après la chute de Kadhafi, le capital international à l’affût pour se partager le gâteau libyen

01/09/2011

Si Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, David Cameron, Mahmoud Jibril (premier ministre du Conseil National de Transition libyen) ainsi que les représentants de 50 pays « amis de la Libye » se retrouvent tous jeudi 1er septembre à Paris, ce n’est pas pour y établir la « démocratie » ou tout autre faribole, alors que la direction du Conseil National de Transition dans leur « déclaration constitutionnelle » promeuvent la Charia islamique comme « source principale de la loi ».

Les « amis » de la Libye réunis vont discuter de la reconstruction du pays, marché ô combien juteux, et vont ni plus ni moins se partager le gâteau. Sous couvert de bâtir un « Etat moderne » après les 42 années de dictature du colonel Kadhafi, le but de la réunion est d’approfondir une coopération financière et politique avec la communauté internationale, c’est à dire avec l’impérialisme et le capital mondial.

La première entreprise à placer ses cartes dans le pays est le géant pétrolier italien ENI, son patron (Paolo Scaroni) a signé avec le CNT le 29 août dernier un accord de reprise de ses activités. Les liens économiques entre ces deux pays sont très anciens et Berlusconi n’a pas hésité à abandonner son ami de longue date pour maintenir ses intérêts dans la région.

La France qui signait en avril 2004 une déclaration franco-libyenne forte intéressante (donnant des contrats à des entreprises telles que Total, Lafarge, EADS, Vinci construction, Thalès, Alcatel ou encore Alstom etc…) a su pour sa part tirer son épingle du jeu en étant un des fers de lance du « soutien » (empoisonné) aux insurgés de Benghazi. la Chambre de commerce franco-libyenne, présidée par Michel Casals, a annoncé la semaine dernière la reprise prochaine des contrats interrompus par l’insurrection.

En revanche les voisins directs de la Libye, l’Algérie et la Tunisie ne partent pas sur le même pied d’égalité. La première risque de perdre d’importants contrats (dans le BTP, la marine ou encore la maintenance des avions d’Air Algérie).

Hier comme aujourd’hui on voit bien ce qui motive dirigeants des grandes entreprises et gouvernants tout autour du monde : la recherche du profit et l’appropriation des ressources naturelles des pays dominés.

Kadhafi n’était plus un facteur crédible de stabilité dans la région pour les grandes puissances. Les processus révolutionnaires avaient discrédité les régimes soutenus par ces dernières. Il fallait changer le personnel politique et regagner un semblant de confiance parmi les peuples de la région. C’est désormais chose faite.

Union pour le Communisme se félicite néanmoins du départ de Kadhafi suite à la lutte légitime des masses de Libye, cette nouvelle va donner un espoir supplémentaire pour continuer partout la lutte. Nous sommes convaincus que des minorités prolétariennes, aussi faibles soient-elles, sauront tirer les leçons politiques de ces événements et conserver entre leurs mains les armes qui leur serviront demain à défendre leurs intérêts de classe, face à l’ensemble des factions et clans réactionnaires et bourgeois.

30 aout 2011

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