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Dix mesures pour en finir avec le capitalisme et ses crises !

02/01/2012

Le capitalisme est une impasse. Les gouvernements de gauche comme de droite ne proposent que de gérer la crise  pour sauver les financiers et les patrons. Nous, communistes révolutionnaires, proposons pour les luttes à venir dix grands objectifs politiques, économiques et sociaux, dix mesures de transition vers une société débarrassée de la misère, de l’esclavage salarié et de l’exploitation. Ces mesures d’urgence ne peuvent être mises en œuvre que par la prise du pouvoir par les travailleurs et les travailleuses.

1-Nous voulons récupérer les secteurs essentiels de l’économie!  La propriété capitaliste du secteur privé comme du public est une calamité. De coupes budgétaires en fermetures d’usines, elle ne profite qu’à une petite minorité de riches parasites. Les files d’attentes de Pôle Emploi, la souffrance au travail ne font qu’augmenter. Comme les capitalistes ne sont pas capables de le faire nous remettrons en marche et transformerons l’industrie et les services pour nous en servir en fonction des besoins humains.

2-Nous voulons l’annulation de la dette!  La dette publique ne peut être remboursée sans une régression sociale de grande ampleur. Elle doit être annulée dans tous les pays ! Nous n’avons jamais choisi de la contracter auprès des marchés financiers. Dans un monde où les trois personnes les plus riches concentrent autant de richesses que les 48 pays les plus pauvres, qui a une dette envers qui ?

3-Nous voulons l’expropriation, et non la recapitalisation des banques! Le système bancaire doit devenir une propriété commune de la société. Nous devons supprimer les  dettes par lesquelles les grands groupes financiers et bancaires poussent à la ruine des pays entiers,  et démanteler le système financier et bancaire pour sortir d’une économie mercantile fondée sur l’argent et l’accumulation  de capitaux.

4-Nous voulons en finir avec une classe politique de privilégiés, au service des riches! Nous voulons un nouveau régime d’exercice direct du pouvoir par le peuple et les travailleurs, où les élus et responsables sont contrôlés et révocables et ne touchent pas une indemnité supérieure au salaire d’un ouvrier qualifié. Nous ne voulons plus de pots de vin, de détournements de fond et de tous  les privilèges licites ou non que s’accordent les voyous actuellement au pouvoir.

5 – Nous voulons le partage du travail utile entre tous et toutes! Certains d’entre nous croulent sous le boulot tandis que des postes et des emplois sont supprimés et que le chômage est massif. Nous voulons supprimer le chômage en partageant le temps de travail entre tous et toutes et réorganiser l’emploi selon les nécessités utiles du point de vue social et écologique.

6 – Nous voulons la dissolution des corps de répression politique de l’État! BAC, CRS, GIPN et gardes mobiles ne sont pas là pour notre sécurité, mais pour celle des privilégiés. Ces bandes d’hommes armés au service de l’État doivent être dissoutes.

7 – Nous ne voulons plus de guerres ! Le capitalisme mène à la guerre. L’armée française doit se retirer immédiatement  d’Afrique, d’Afghanistan, et d’ailleurs. Les traités et dispositifs impérialistes doivent être dénoncés et démantelés.  Nous devons soutenir toutes les femmes et les hommes exploités dans le monde, ensemble nous ne formons qu’une seule classe.

8 –  Nous voulons une égalité réelle entre les sexes!
L’égalité juridique des sexes et la « parité » n’ont pas éliminé l’exploitation et la domination des femmes par les hommes, que ce soit dans l’entreprise, dans la société ou au foyer. Nous voulons l’égalité réelle des genres et des sexes et la liberté effective de disposer de son corps et de sa sexualité pour toutes et tous.

9 – Nous ne voulons plus du nationalisme, du racisme et des frontières! La concurrence de tous contre tous renforce les haines raciales et nationales. Elle est le terreau des mouvements d’extrême-droite et des groupes fascistes. Nous voulons une société ouverte, la suppression des discriminations, des divisions nationales et de la réaction, la liberté de circulation.

10 – Nous voulons une protection effective de l’environnement! Les capitalistes n’ont que faire de laisser un champ de ruines aux générations futures pourvu que prospère leur richesse. La terre est notre bien vital : nous devons la collectiviser et la préserver par un aménagement du territoire, une agriculture raisonnée et une industrie rationnelle.

Contact: Union Pour le Communisme upcommunisme@no-log.org

https://unionpourlecommunisme.wordpress.com/

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4 commentaires leave one →
  1. 28/01/2012 20:14

    Entre

    « Le système bancaire doit devenir une propriété commune de la société. »

    et

    « démanteler le système financier et bancaire pour sortir d’une économie mercantile fondée sur l’argent et l’accumulation de capitaux. »

    on a du mal à suivre: socialiser les banques ou les détruire ?

    • 06/02/2012 11:17

      Les deux. La phase de transition du capitalisme au communisme consiste justement à démanteler progressivement tous les attributs de l’économie monétaire, mais tant qu’elle existe, c’est à dire tant qu’existe une petite et moyenne production qui n’est pas encore socialisée, il faut que la monnaie et le crédit soient entre les mains du prolétariat. Cela signifie concrètement que tous les produits de la grande industrie et des services socialisées n’entrent plus dans la sphère monétaire, mais que nous ne pouvons nous permettre de ne donner aucune réponse aux besoins immédiats, après la révolution, des larges couches de la population qui ne voudront pas rejoindre immédiatement le système socialiste à cause de leur place dans la production (petits artisans, commerçants, etc.). De plus, la révolution triomphera nécessairement dans un ou plusieurs pays avant de s’étendre, il existera donc des échanges monétaires entre les différentes zones géographiques, y compris avec le secteur capitaliste car la production au plan national est une utopie réactionnaire. Nous devrons donc disposer de devises pour maintenir cet échange.

  2. 06/02/2012 18:10

    Juste quelques réflexions spontanées, pas pour vous embêter. Les devises pour les échanges internationaux c’est tout autre chose, je pensai surtout au crédit, la fonction première des banques: faut-il comprendre dans la réponse que dans la « période de transition » le crédit (nationalisé) continuera à financer l’avance de trésorerie des salaires du commerce et des PME: une poche de survivance du salariat, financée via le crédit au nom du prolétariat ? N’est-ce pas dissocier le destin politico-économique des ex-salariés de la grande production d’avec celui des salariés maintenus de la petite production, de diviser la classe en deux ? Et si de plus en plus de choses entre dans la nouvelle économie non-marchande, les salariés du commerce et de la toute petite production seront-ils à égalité des autres en accès libre à cette nouvelle économie ? Ou alors on aurait dans un commerce quelconque les articles soit en échanges contre des bons du travail pour les ouvriers d’industrie, soit en monnaie, avec un prix incluant une part de surtravail, pour les propres employés dudit commerce ? Je ne mentalise pas le truc.

    • 08/02/2012 18:17

      Que ce soit par des bons ou par autre chose, ce qui est sûr c’est que l’ensemble des produits et services nécessaires à la vie et au standard moderne en terme de culture, transport, santé, etc. devra être accordé à l’ensemble de la population avec la nécessité pour tous ceux qui sont en âge, état, etc., de travailler, de le faire, mais avec un volume horaire issu du partage intégral du temps de travail. Ca ne se fait pas en un jour, mais en peut-être un an ou deux on peut réorganiser la production à ce niveau là, mais c’est sans tenir compte du démantèlement des secteurs nuisibles et du développement de nouveaux secteurs utiles, ni des plans généraux de formation visant à transformer le contenu du travail et assurer un haut niveau de  » mobilité choisie  » et de  » polyvalence  » au sens socialistes.

      Ces mesures englobent théoriquement toute la population mais on peut imaginer que certains petits  » entrepreneurs « , dans des secteurs aux conditions relativement arriérés, il y aura une certaine résistance. On pourra proposer aux petits commerces de détail et à la restauration d’entrer dans la production / distribution sociale, avec des niveaux de travail collaboratif/gratuit et de travail salarié qui varieront en fonction des secteurs. Mais rien n’indique qu’ils accepteront dans leur masse et ce n’est pas mesurable. Ce qui est sûr c’est qu’il serait nuisible au nouveau pouvoir d’adopter, en dehors des grands groupes et des banques qui en sont souvent les réels propriétaires au sens non-juridique, une politique de répression de ces secteurs de service qui forment une grande partie de l’économie actuelle, car elle fournirait une énorme base sociale aux forces de la contre-révolution.

      On aurait donc un travail partagé entre tous dans les secteurs essentiels de la production et de la distribution, qui entreraient progressivement dans la sphère de la gratuité mais régulés dans un premier temps par le système des bons non accumulables, et un petit secteur marchand qui constituerait une sorte de supplément dans lequel les mêmes personnes qui sont englobés dans le premier secteur pourraient travailler, soit en tant que salarié, soit en tant que travailleur. Ces personnes peuvent s’imaginer qu’elles auraient là un  » avantage « , mais s’apercevront vite qu’au contraire il s’agit d’un fardeau. La monnaie n’aurait plus grande valeur et perdrait progressivement son sens, mais elle ne le ferait pas d’un coup. D’un autre côté, ces secteurs ne seront pas  » concurrentiels  » vis à vis du secteur socialiste, et du coup si on ne veut pas qu’ils s’écroulent, il faudra doser subtilement une forme de répression, une forme d’encadrement légal, de pédagogie et de plan d’intégration dans l’économie socialiste mais également une forme de soutien économique et matériel , avec en vue cette idée : ne pas perturber le processus économique de reproduction social au point de faire tomber dans la misère et/ou dans la réaction des franges entières de la population, fussent-elles petites bourgeoises.

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