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Appuyons la lutte des ouvrier-e-s de P.S.A. et de tous les sites menacés par une solidarité sans faille !

23/07/2012

Ainsi, la direction de P.S.A. a décidé d’annoncer ce que tout le monde savait déjà, et le gouvernement qui feint l’étonnement plus que quiconque : sa volonté de fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois, et de supprimer bien d’autres postes dans le groupe, en particulier sur le site de Rennes – La Janais. Elle s’apprête à annoncer, dès demain, les contours exacts de la déclaration de guerre qu’elle fait aux ouvrier-e-s.

Ce plan de licenciements pourrait ne sembler qu’une bataille parmi beaucoup d’autres dans cette guerre livrée par les capitalistes aux conditions de vie des travailleurs, des travailleuses. Mais il concentre l’attention car il a lieu sur un terrain explosif à plusieurs titres. Explosif, il l’est par son histoire, car les ouvrier-e-s d’Aulnay ont conquis par le passé chaque centimètre de droit et de liberté par des luttes exemplaires face à un patronat de combat, lié à l’extrême-droite. Mais il l’est aussi par sa géographie : au beau milieu d’une Seine-Saint-Denis où se concentre toute une population dont les faibles moyens de survie sont un peu plus menacés chaque jour par d’autres plans de licenciements, par le chômage endémique et le renchérissement du coût de la vie.

Ainsi, il y a les ingrédients pour une lutte importante à PSA, à Aulnay, Poissy et sur l’ensemble des sites. Mais il y a aussi les centaines de milliers de prolétaires susceptibles, avec leur milieu, de s’identifier à cette lutte, de l’appuyer par des collectes et des manifestations, mais aussi de la rejoindre, par la grève, pour infliger une défaite à toute la classe patronale. C’est ce facteur qui sera décisif.

L’enjeu, c’est de mettre un coup d’arrêt à toute la batterie de licenciements et de fermetures que veulent imposer les grandes entreprises qui contrôlent l’économie et la politique de l’État. Mais, plus largement, c’est de les empêcher complètement de restructurer leur économie en crise sur notre dos, de repousser toute cette politique qui veut nous faire payer le délire sans fin de l’accumulation du capital. Il faudra pour cela des luttes de grande ampleur, débordant les directions syndicales actuelles, et ouvrant la voie à la renaissance de véritables organismes de défense de nos intérêts, des organismes qui ne se battront pas pour une gestion apaisée des conditions de détention au sein de la prison capitaliste ; mais pour en faire tomber les murs.

Le capitalisme nous prépare un avenir de misère. Pour l’éviter, la classe exploitée doit s’organiser indépendamment de toutes les autres, comme parti distinct. Partager le travail utile entre tous et toutes et ré-orienter la production en fonction des véritables besoins sociaux est possible. C’est même la seule voie. Mais il faut pour cela prendre nous-même le pouvoir et confisquer, en commençant par celles qui licencient, les grandes entreprises qui ont bâti leur richesse insolente sur l’exploitation de générations entières de travailleurs/ses.

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