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Manifestons pour l’égalité des droits le 17 novembre

06/11/2012

Sous couvert de protéger leurs valeurs réactionnaires, des groupes religieux n’hésitent pas à s’allier avec des mouvements fascisants pour conserver un pseudo ordre moral. Instrumentalisation de l’enfant, élucubrations sur une soi-disant « nature humaine » de l’homme hétérosexuel et catholique, tout est bon pour stigmatiser les personnes ne répondant pas à leurs conceptions de la famille et de la normalité.   Famille= papa + maman ?  

Cette norme hétérocentrée ne répond pas du tout aux réalités actuelles. En effet, à l’heure où près de 50 % des mariages se terminent en divorce, et devant l’explosion du nombre de familles monoparentales, il est évident que cet argumentaire n’est pas fondé.  Alors, pourquoi refuser à un couple homosexuel l’égalité des droits sous le prétexte fallacieux des intérêts de l’enfant ?

Peut-être voudront-ils demain interdire le divorce pour le « bon équilibre » de l’enfant, ou de leur pseudo-patrie ?     L’argumentaire des principales associations concernées – notamment l’alliance VITA, créée par Christine Boutin – repose sur la nécessité supposée pour un enfant d’avoir un père et une mère pour son développement et sa stabilité affective.Qu’en est-il, dans ce cas, de tous les couples hétérosexuels dans lesquels sévissent des formes de violences conjugales? Des enfants élevés par un parent isolé?      D’autre part ce type d’associations fait souvent le lien entre légalisation du mariage pour tous et autorisation de l’inceste et de la pédophilie : lien fondé sur des préjugés traditionnels qui continuent d’influencer la société actuelle.   

Des Préjugés à la vie dure :     « Si le tabou immémorial du mariage hétérosexuel vient à sauter, qui et  quoi s’opposera désormais à ce que d’autres tabous (…) ne tombent à leur tour ? (…) Par exemple : pourquoi interdire  les mariages consanguins, la  pédophilie, l’inceste qui sont encore monnaie courante dans le monde ? « Francois Lebel maire UMP 8eme ard. Paris   « Je ne suis pas pour consacrer un mariage hors norme. C’est contraire à la loi divine »Laurent Kleinhentz, maire PS de Farébersviller.  

Faute d’arguments rationnels,les opposants au mariage pour tou-t-e-s en sont réduits à faire des amalgames immondes entre homosexualité et inceste, à défendre et imposer une norme hétérosexuelle ou encore à invoquer de façon archaïque la « volonté divine » …  

LE PATRIAR…QUOI ?   Le patriarcat désigne un  système d’oppression dans nos sociétés, celui des hommes sur les femmes   « Il [l’enfant] a autant besoin du lait et de l’affection de sa mère que de l’attention et de la protection de son père.» Extrait du manifeste de Cosette et Gavroche, association lyonnaise qui organise la manifestation.   Car  la famille pour ces intégristes homophobes, ce n’est pas seulement « un  papa, une maman », c’est aussi une vision archaïque et pleinement  sexiste de cette même famille « sacrée », fondée sur l’affirmation d’une  autorité parentale censée devoir comprendre un pôle « viril » et un pôle « féminin ». Autrement dit : maman pouponne, papa chaperonne.   Les femmes seraient  ainsi assignées naturellement à un rôle émotionnel, quant aux hommes, ils devraient naturellement incarner une pseudo figure d’autorité. Les intégristes et autres réactionnaires n’acceptent pas que cette répartition des rôles soit partout remise en cause.     Nous ne pouvons cautionner cette vision étroite des relations humaines, avec ce qu’elles impliquent en terme de soumission et de normes bien-pensantes.  

Dans ces conditions, nous appelons à une contre-manifestation, samedi 17 novembre pour réaffirmer nos revendications:    

  • * Droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous !
  • * Remise en cause des schémas préétablis quant à la notion de famille et de parentalité !
  • *Lutte contre les discriminations de genre, d’orientation sexuelle et de choix de vie !                         
  • *A bas l’hétéro-normativité!  

Signataires: Fédération Syndicale Étudiante Section de Lyon, Union Pour le Communisme

Extradition d’Aurore Martin : un acte dégoûtant et méprisable !

05/11/2012

Nous prenons acte de la remise à l’Etat espagnol d’Aurore Martin, qui risque 12 ans de prison pour sa simple appartenance à un parti légal en France, Batasuna. Ainsi, la France du gouvernement prétendu socialiste extrade ses propres ressortissants pour délit d’opinion, en direction de pays condamnés pour des faits de torture par la CEDH.

En la matière, Valls, Taubira et Hollande font ce que ni Marcelin, ni Pasqua, ni Sarkozy ni aucun gouvernement de droite n’avaient osé ces soixante dernières années – compte tenu de l’histoire particulière de l’Espagne, des liens de solidarité qui se sont tissés par delà les Pyrénées, des rapports de force qui en sont issus.

Devant les réactions indignées, le gouvernement ajoute l’affabulation à l’indigne en prétendant de manière invraisemblable que cette forfaiture ait pu se produire sans qu’il en soit informé ou ne soit intervenu. Au-delà des évidences liées aux circonstances (voyage récent de Valls en Espagne), c’est un mensonge évident car la procédure du mandat d’arrêt européen (MAE) implique que la Chancellerie, au moins, soit informée de l’interpellation, et puisse s’opposer à l’exécution de l’extradition.

Le fait que le seul argument des dirigeants du Parti Socialiste pour protéger l’exécutif soit un bobard destiné à des enfants de dix ans dit à la fois à quel point ils nous prennent pour des idiots et combien une mobilisation massive pourrait les faire reculer.

Au-delà de nos désaccords avec les nationalistes de gauche visés aujourd’hui, les dispositifs répressifs comme le MAE seront dirigés demain, à l’échelle européenne, contre tous ceux et toutes celles qui se révolteront contre la misère grandissante à laquelle nous condamne la classe capitaliste au pouvoir. C’est l’intérêt de tous les prolétaires conscients d’exiger le retour libre d’Aurore Martin et l’abolition du MAE.

  • Liberté pour Aurore Martin !
  • Ne cédons rien des libertés conquises !
  • Honte à ce gouvernement qui ose usurper le nom de socialiste !

Signataires: Union Pour le Communisme, Initiative Communiste Ouvrière

S’emparer des moyens de vivre !

29/10/2012
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(éditorial de Pour le communisme ! septembre / octobre)

Le travailleur, la travailleuse n’est pas uniquement esclave de l’employeur dans l’entreprise : lorsqu’il ou elle en sort, c’est le marchand, le propriétaire et le banquier qui prennent le relais. Qu’importent les visages qu’ils prennent, ce qui distingue les riches et les capitalistes, c’est leur monopole privatif sur tout ce qui est nécessaire à la vie : nourriture, logement, moyens de communication, matières premières ou transformées, liquidités en argent. Le droit sanctionne cette situation : sous le masque de l’ « égalité », il légalise l’impôt privé, l’extorsion savamment organisée de notre sève vitale, jour après jour.

D’abord, nous travaillons pour la paie, et la paie est inférieure à la valeur des richesses que notre travail produit ou organise. Ensuite, de générations en générations, notre classe paie des loyers qui remboursent des dizaines, des centaines de fois ce qu’a coûté la construction des immeubles où nous habitons. Nous achetons des vêtements, des fruits et des légumes, des ordinateurs et des voitures à des prix incomparablement plus chers que ce que le capitaliste a avancé pour les produire, et la grande distribution pour les distribuer. Et comme tous ces frais sont exorbitants et que le salaire n’y suffit pas, nous devons acheter de l’argent aux banques, nous endetter à des taux qui sont d’autant plus élevés que l’emprunteur est pauvre.

Le pire, c’est qu’en cherchant à nous en sortir, nous ne faisons que renforcer les moyens qui permettent à la classe aisée de nous maintenir en dépendance. La condition d’existence du capitalisme, c’est le renforcement constant de cette extorsion. Plus les richesses sont grandes, plus la pauvreté augmente ; plus les entreprises sont puissantes, plus l’exploitation s’intensifie. La « compétitivité », que Hollande / Ayrault / Valls / Belkacem veulent « restaurer », ne consiste en rien d’autre qu’en une efficacité accrue de ce racket, une plus grande « attractivité » du prolétariat de France à cette prédation. La crise n’est rien d’autre qu’une crise de boulimie du capital, capital qui doit maîtriser tous les moyens d’existence des gens pour continuer à produire du profit.

Exiger la gratuité de tous les biens nécessaires à la survie du peuple, c’est attaquer les fondements de la dépendance du grand nombre aux industries agroalimentaires, pharmaceutiques, aux bailleurs et entreprises de construction, aux fabricants de biens d’équipement, à la grande distribution, aux monopoles du transport ou de la distribution de l’eau. Il n’y a pas de solution dans l’isolement à la campagne : la gratuité pose la nécessité, immédiatement, de s’emparer, pour tous et toutes, de ces moyens. Prendre en charge collectivement ces richesses matérielles, les faire tourner pour les besoins d’une vie digne d’être vécue, en dehors de tout échange monétaire, c’est saper, à la racine, les bases de la domination de classe des capitalistes.

Caricatures de Mohammed : le vrai blasphème, c’est le capitalisme !

24/09/2012

Il aura suffit que la bande-annonce d’un film dont on ne sait pas si il existe vraiment soit conjointement monté en épingle par les organisations islamistes et la presse mondiale, film auquel s’ajoute quelques caricatures publiées par Charlie Hebdo, pour mettre de nouveau au premier plan de la scène politique internationale la polarisation entre le « monde musulman » et les opulentes « démocraties  occidentales » et leurs « valeurs ».

Toute la bêtise de la machine médiatique a été libérée, tout le bruit de fond idéologique épouvantable de cette société a éclaté. La mise en scène de l’affrontement lors de la récente manif à Paris a laissé peu d’espace médiatique pour le reste. La semaine suivante la manifestation raciste d’un millier de personnes pour dire « Non à l’installation des Roms dans la ville de Cysoing », n’a pour sa part donné lieu à aucun gros titres nationaux, ni à aucune arrestation.

Alors que les gouvernements de tous pays s’apprêtent à porter de rudes coups aux moyens d’existence des masses pauvres et exploitées, l’exaltation religieuse des islamistes est utile : c’est une bonne diversion. Et c’est de concert avec cet « ennemi » rêvé que les pouvoirs publics et médiatiques cherchent à concentrer l’attention de la population sur des films, des caricatures et des manifestations sans intérêt. Toute cette opération se résume à un immense os à ronger, sur lequel les classes dominantes espèrent que les exploités de toute confession vont se jeter, se solidarisant tantôt avec la version « occidentale », tantôt avec la version « islamique » du capitalisme.

En aggravant les ferments de la haine entre les peuples, de la bigoterie religieuse ou laïque, les défenseurs du système actuel pensent nous faire oublier que le véritable blasphème, dirigée contre la vie réelle des êtres humains, c’est le capitalisme, qui laisse mourir de faim 10 000 enfants par jour dans un monde qui dispose de richesses sans précédent. C’est à son renversement que nous devons concentrer notre énergie, plutôt qu’à la défense, à la satire ou à la critique d’invérifiables hypothèses philosophiques ou religieuses.

Massacre des mineurs de Marikana : rassemblement samedi.

04/09/2012

Massacre des mineurs de Marikana (Afrique du Sud) :

le capitalisme en crise ne recule devant rien pour défendre ses intérêts !

Le massacre sanglant, le 16 août dernier, de 36 mineurs grévistes de la mine d’étain de Lonmin (Marikana), tués par la police, est venu rappeler, un mois après la « journée internationale Mandela », placée sous le signe de « la paix, la réconciliation et la liberté », que l’abolition de l’apartheid n’a pas réglé les problèmes fondamentaux des couches pauvres et du prolétariat noir d’Afrique du Sud. Si des patrons, des politiciens et certains bureaucrates syndicaux noirs ont pu partager quelques miettes du gâteau, les gouvernements successifs de l’ANC, auxquels participe le Parti « communiste » sud-africain, n’ont pas remis en cause l’exploitation capitaliste, ni même la domination de la bourgeoisie blanche sur l’économie.

La mine de Lonmin, qui appartient à une compagnie anglaise, le gouvernement, et notamment les bureaucrates syndicaux de la COSATU qui participent à ce gouvernement et ont appelé à l’intervention policière contre la grève, partagent la responsabilité du massacre, de la répression préméditée des grévistes.

Non contents de l’atrocité et de la lâcheté du massacre, la compagnie Lonmin et l’état sud-africain s’appuient sur cette politique de terreur pour briser la grève, faire plier les travailleurs/ses. Ainsi, ce n’est pas moins de 270 mineurs qui ont été arrêtés sur les lieux du massacre, enfermés et accusés d’en être responsables, en vertu d’une loi de « responsabilité collective » qui date de l’apartheid et qui servait à semer la terreur contre la population noire. Le sang n’était pas séché que l’entreprise avançait son chantage sinistre : la reprise du travail ou le licenciement de tous les grévistes !

Mais les travailleurs/ses n’ont pas cédé, et la grève s’est au contraire étendue à d’autres mines, à d’autres secteurs, ce qui a poussé le gouvernement à relâcher les grévistes. Nous devons les soutenir par des actions de solidarité, jusqu’à ce que les assassins – et donc les commanditaires – soient punis ; jusqu’à ce que toutes les poursuites soient abandonnées ; jusqu’à ce que les revendications des mineurs soient satisfaites !

Ces crimes ne sont pas simplement liés aux particularités de la situation en Afrique du Sud. Ils portent le sceau de la société capitaliste elle-même, de sa crise qui la pousse à tout pour défendre bec et ongle son économie, son taux de profit. Ils prouvent qu’au même titre que les états ouvertement oppressifs, les états qui se prétendent démocratiques, et quelques soient les partis qui composent le gouvernement, n’hésitent pas à employer la force armée contre les travailleurs/ses en lutte, dès lors qu’ils n’arrivent pas à contenir leur révolte par les méthodes de la « négociation sociale ».

Nous devons dénoncer ces crimes non seulement parce qu’ils sont insupportables, mais aussi parce que nous avons besoin de renforcer notre solidarité de classe au plan international, pour renverser demain une société qui produit périodiquement, et inévitablement, de tels massacres. 

Nous appelons tous et toutes, les organisations associatives, syndicales, politiques attachées à la défense des intérêts de notre classe à se joindre à notre appel, à notre action.

Manifestons notre solidarité !

Rassemblement à Lyon : Samedi 8 Septembre, 15 H Place du Pont (Métro Guillotière)

Premiers signataires : Union pour le communisme, Initiative communiste-ouvrière, Fédération syndicale étudiante Lyon, Comité communiste internationaliste (trotskiste), Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste-ouvrier d’Iran, Marxistes révolutionnaires (Maroc)

Amiens, on oublie pas.

22/08/2012

Dimanche 12 août, la brigade anti-criminalité (BAC) interrompait, par une intervention violente à proximité de celle-ci, la cérémonie de deuil organisée par une famille et les proches d’un jeune homme victime d’un accident de moto, dans le quartier de Fafat-Brossolette, au nord d’Amiens. Des affrontements s’en sont suivis, pendant la nuit, puis les jours suivants.

Qui a pris la défense, dans les termes qui conviennent, des habitant-e-s du quartier populaire, dont la bonne société exige qu’ils et elles supportent toute l’année ce que les riches ne toléreraient pas une minute?

Évidemment, pas le gouvernement, qui fait bloc derrière Manuel Valls. Ce dernier  «  n’a parlé que des policiers blessés pour dire que c’était intolérable. Il ne s’intéresse pas au fait que les policiers nous traitent comme des animaux », selon les termes mêmes de la mère de famille qui avait organisé la cérémonie, et que le ministre a dénié recevoir.

Mais, pas plus Mélenchon qui hurle avec les loups contre les « crétins qui brûlent les bibliothèques » en s’émouvant de la généralité que la société a « concentré les difficultés » dans les quartiers populaires, plutôt que d’exiger que toute la lumière soit faite sur le rôle des agents de la BAC dans cette affaire et d’expliquer que cette société ne peut que produire de la violence.

Si les difficultés sont concentrées dans les ghettos de banlieue où ont été entassé les travailleurs/ses immigrés pour les besoins de l’exploitation, sans que leurs enfants, citoyens français, n’aient d’autres perspectives que le chômage et les contrats précaires, c’est que le maintien de la société bourgeoise est à ce prix là. Elle a besoin de la division, de la misère et de l’oppression raciste dans lesquelles sont jetées toute une fraction du prolétariat salarié ou au chômage.

Et c’est pour cette raison que l’actuel gouvernement de gauche, qui est tout autant au service du capital que son prédécesseur de droite, ne fait aucune publicité autour de l’enquête administrative arrachée par la famille sur le comportement des policiers, mais cherche à donner des gages à l’ « opinion publique » qui hurle en cœur dans ses journaux et dans ses cafés : « au bagne, les Noirs et les Arabes ! ».

On pourrait objecter que François Lamy, à la suite de Manuel Valls, s’est rendu à Amiens pour esquisser le « volet social » de la réponse du gouvernement, après le « volet répression ». Mais si il a proposé de créer des contrats spécifiques pour les jeunes de banlieue, ce n’est que pour les exonérer des cotisations sociales qui financent les retraites et la sécurité sociale. La seule réponse du gouvernement au chômage endémique, c’est donc de faire peser sur toute la société la rapacité patronale, le retour à la case exploitation à laquelle ses parents ont été condamné et dont la jeunesse prolétarienne cherche précisément à échapper. Le gouvernement ne cherche pas seulement à ne pas froisser les racistes, mais surtout à plaire aux patrons.

La révolte, les revendications des habitant-e-s sont justes. Dans l’immédiat, il faut exiger la libération de tous les inculpés, des sanctions pour les policiers, la dissolution de la B.A.C. Mais, pour en finir avec cette vie indigne, c’est toute l’organisation capitaliste de la ville, de l’économie, le chômage, l’exploitation et le racisme qu’il faut abattre. C’est sur leur seule force, leur nombre et leur organisation que les prolétaires peuvent compter, pour se défendre eux-mêmes, car aucune autre classe, aucun autre parti de la société capitaliste ne le fera à leur place !

Meurtres en Afrique du Sud, le bras armé du capital tue 34 mineurs en grève !

17/08/2012

Une grève spontanée entamée vendredi dernier par les mineurs de fond a été réprimée d’une manière sauvage et brutale par les forces de police en Afrique du Sud. Ces mineurs chargés d’extraire du platine au nord ouest de l’Afrique du Sud à Lonmin de Marikana exigeaient des augmentations de salaires. En effet ils ne touchent que 400 euros par mois, vivent dans des bidonvilles accrochés à la montagne non loin de la mine et n’ont pas même l’eau courante tandis que les sociétés minières récoltent les bénéfices faramineux de leur travail.

A l’appel du syndicat AMCU né d’une dissidence de la NUM (l’Union nationale des mineurs, associée au pouvoir) ils ont décidés d’arrêter le travail, d’exiger 1250 euros mensuels pour leur travail et se sont regroupés devant la mine pour défendre leur piquet de grève face aux forces de police. Celles-ci n’ont pas hésiter à ouvrir le feu.

Jeudi 16 août 2012, la police a tiré des rafales d’arme automatique sur un groupe de mineurs faisant 36 morts.

Face à cette répression sanglante nous pensons aux enfants et aux proches des victimes que le système prive de leur parents, de leur frères et amis. Nous adressons notre solidarité aux grévistes dont le combat est juste et les revendications légitimes. Au delà de Lonmin de Marikana nous croyons que la lutte pour la justice, l’amélioration de nos conditions de vie et la liberté se confrontera toujours à la répression du capital. Militer au quotidien pour renverser le rapport de force, s’organiser pour battre, partout, la bourgeoisie et son État, est la seule alternative à la barbarie actuelle.