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Tribune libre

Après Sarkozy, la bourgeoisie

Ca y est c’est fait ! Sarkozy a perdu l’élection présidentielle face à Hollande ! C’est un véritable soulagement pour des millions de personnes de voir partir ce « président des riches », qui nous a insulté sans relâche pendant plus de cinq ans avec ces discours racistes et anti-pauvres, son arrogance et son indécence ! Aujourd’hui, nous sommes extrêmement content de ne plus voir à la tête de l’Etat cet ennemi des travailleurs et de tout ce qui est étranger !

Le PS est maintenant aux commandes de l’Etat. Si de nombreux électeurs espèrent beaucoup de cette élection, nous sommes énormément à avoir voté pour Hollande sans illusion, aucune. En effet, une grande partie de ceux et celles qui ont voté pour lui ont tout à fait conscience – au regard de son programme, de ses discours, mais aussi de l’histoire de son parti politique – qu’il ne va pas mener une politique radicalement différente de celle de l’UMP.

Le PS au pouvoir ne changera globalement rien pour la majorité d’entre nous ! Comme il n’a jamais réellement rien changé lors de ces passages au pouvoir. Aucune loi anti-travailleurs votée ces dernières années ne va être véritablement remise en question. Aucune réglementation anti-immigrés ne va être modifiée (Hollande l’a bien fait comprendre lors du dernier débat de la campagne). Pire, afin de sauver les bénéfices de la grande bourgeoisie dans cette période de crise du système capitaliste, des réformes à l’encontre de la « France d’en bas » verront le jour rapidement…

En effet, le PS va devoir gérer la « crise » et ne remettra pas en question le système qui porte en lui ces crises à répétition et qui pousse régulièrement toujours plus de gens dans misère. En réalité, l’objectif pour Hollande et sa clique c’est de faire tenir ce système, d’une manière ou d’une autre : c’est-à-dire maintenir les inégalités sociales, l’injustice de classe et la discrimination !

 Si nous voulons un véritable « changement », nous ne devons pas remettre notre avenir dans les mains d’un « homme d’Etat », mais renverser radicalement l’ordre des choses, réinventer notre manière de faire de la politique, gérer nous-mêmes la société, selon les intérêts du plus grand nombre et non d’une minorité de riches et de xénophobes. N’attendons rien d’un gouvernement bourgeois ! On se sauvera nous-même, comme les travailleurs et les travailleuses l’ont toujours fait ! Au-delà des frontières nationales, bâtissons un nouveau monde, dans lequel les mots de justice, de liberté et d’égalité ne seront pas creux mais bel et bien réalisés ! Unissons-nous sans plus attendre pour construire cette société !

                                                                                                                                                                                                                                                        -Georges

Le tueur fou est mort. Place aux fous.

Un fou est mort. Il tuait les militaires et les petits enfants.

D’autres fous sont venus. Ils avaient comme nom Hollande, Sarkozy. Ce sont les fous politiques.

Ils ont dit:

« Le tueur fou n’est pas fou. Il est peut-être un peu violent, d’accord. Mais ce n’est pas un acte de folie de mettre des balles dans la nuque des petits enfants. Le fou n’a pas tué des gens par folie, mais dans un but bien précis.

S’il a tué, c’est pour faire un attentat prémédité contre la République. »

En somme, Sarkozy comme Hollande délirent. Ils voient la folie du fou, et ils disent: “ça n’est pas de la folie, mais l’acte parfaitement sensé d’un homme en guerre contre la France”.

Ils déclarent:

«La folie, ça n’existe pas. Le tueur n’est pas un type qui délire à partir de l’islam, qui dit n’importe quoi, qui vit dans un monde inventé.

C’est un mec normal, comme vous, comme nous ».

Le fait que Hollande et Sarkozy sont incapables de voir la folie du tueur fou, cela montre deux choses:

-qu’ils sont fous

-qu’ils se servent de leur folie pour faire carrière dans la politique.

La folie politique des hommes politiques se construit sur une grande idée fixe: pour eux, il existe une dame qui s’appelle la France, qui a pour tête la République et comme jambes les français.

C’est bien sûr une histoire de fous: la France en vrai n’existe pas, pas plus que la république, ni même les français.

Cette folie a un but politique: faire croire que la France existe et que nous en faisons partie.

Le grand enjeu des élections, pour les fous politiques, c’est de faire voter tout le monde.

Leur victoire se mesurera au taux de participation. Peu importe qu’on vote pour tel ou tel fou: l’important, c’est qu’on se sente français et citoyen et contre le terrorisme.

L’important, c’est que l’on approuve la folie française-républicaine-patronale.

L’important, c’est d’être le plus de fous possible, car plus on est de fous, plus on rit, plus on oublie que le combat ne se joue pas entre les braves gens et les fous terroristes.

Le vrai combat, celui dont personne ne parle, est celui du peuple contre les fous politiques, et des travailleurs contre les patrons.

-Alain

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